Donc oui ! Après la chronique ou je l’ai descendu, le Podcast ou j’ai dit que c’était le pire truc de l’année, la chronique ou j’ai dit que c’était bien finalement. Et bien je refais un petit topo, voir ou ça en est. Vous inquiétez pas je ferai pas ça à chaque volumes. Et même si je fais ça, ça va pas être très souvent, vu qu’on a rattrapé la publication Japonaise en 10 secondes chrono (façon Jack Bauer mais en mieux ! On n’a pas torturé un ambassadeur Chinois). Mais surtout, une version Animé est sortie ! Et je l’ai vue ! J’ai vu les 13 épisodes en faisant appel à mon cosmos et en criant « Que se créé un miracle !». Et au final, ces 13 épisodes (chiffre porte-malheur ! Waaaah trop incroyable ! Toutes ces références sataniques), sont largement plus digestes que n’importe quel épisode de Sumomomomomomomo, même choisi au pif. Mais nous y reviendrons. Voyons ce qu’est devenu le manga, puis nous parlerons de l’adaptation. Ce qui va nous permettre de faire plus qu’une simple chronique, mais plutôt : UN MEGA DOSSIER ! Alors décapsulez vous une bière, asseyez vous confortablement. On est la pour un petit bout !

Le manga qui a tout appris à Katsura
Déjà rappelez vous ! Les cinq premiers volumes étaient ce qu’on faisait de pire en la matière ! Le pitch était certes assez fendard, mais alors franchement, entre les gags au raz du bulbe, les filles complètements cruches, tellement percées qu’elles arrivent pas à retenir une seule goutte d’eau, un dessin pas laid mais avec des perspectives foireuses et un scénario aux situations répétées à l’infini (Vite Moka ! Je vais t’arracher ton rosaire pour que tu puisses latter ce monstre mega fort qui ne tiendra pas 2 pages face ça toi et au passage on verra ta culotte)… Rosario + Vampire c’était d’un tarte ! Mais n’empêche que je continuais à lire. Je sais pas… Plus c’est con plus c’est bon comme on dit. Et Rosario + Vampire c’était très très con.

Puis à partir du volume 6 c’est vrai qu’on ne pouvait qu’être joyeusement surpris. L’auteur s’est auto persuadé qu’il était génial ! Dixit sa préface du volume 6 : « Ma passion déborde tellement que des fois j’en arrive à des histoires compliquées, comme ce volume ! Vous m’en excuserez ». Baheu merci vieux, mais t’inquiètes pas pour nous hein ! Ca va très bien, on arrive parfaitement à suivre. Mais cela prouve que l’hypnose c’est pas des conneries voyez-vous? Le pauvre se croit si génial qu’il pense avoir conçu une histoire compliquée. Remarquez c’est vrai que vu le public d’origine, l’histoire qu’il démarre a du leurs paraître sacrément tordu. Limite Nietzschéenne ! Mais à ce moment je me suis dit que Rosario + Vampire devenait un manga sympa. Mais ça on en avait déjà parlé, alors qu’en est t’il maintenant ! (La vache il était temps ! Ca fait trois plombes que j’introduis).

Et bien je pense que notre gredin de mangaka a du se réveiller en sursaut une nuit ! En se disant que ses pauvres lecteurs ne devaient plus rien comprendre à son manga. Alors il a décidé de saborder sa propre histoire ! De revenir à l’ancienne méthode. Se faire Seppuku tel un bon Samouraï qui aurait perdu son honneur. On appellera ça plus communément : « le volume 8 ». Le volume 8 c’est une nouvelle intrigue qui semble bien sympa au premier abord. Mais on sait pas pourquoi, les choix de mise en scène rendent le tout…. Disons qu’on serait dans un procès, ce manga serait un témoin sans aucune crédibilité. Du genre à vous condamner à mort. Mais mettons nous en situation s’il vous plait :

«-Méchant : Bonjour à toi personnage principal ! Je suis un nouveau gentil ! Soyons amis et ayons de grands projets ! -Héros : Oh oui super ! Bon maintenant je vais m’en aller et dans deux cases tu vas dévoiler que tu es méchant.

-Méchant : Okay !

-Héros : Voila je suis loin !

-Méchant : Haha en fait je suis un méchant ! Et il est tombé dans mon piège ! Je vais détruire le monde (mais d’abord le Lycée… chaque chose en son temps). »

Ou bien encore :

« -Un pauvre type qui sert juste à dire ça : Oh mon dieu ! Le personnage principal a été attaqué, heureusement il a été sauvé !

-Méchant : Salut je suis le méchant qui se fait passer pour un gentil, sans qu’on me soupçonne (ça fera un cliffhanger de ouf’) ! J’ai vu toute la scène ! Je suis heureux que tu sois pas mort !

-Héros : Merci !

-Méchant : Bon je m’en vais et je vais dire que c’est moi qui ai essayé de te tuer, mais ça a foiré.

-Héros : Que tu es machiavélique et rusé. »

Certes, on se croirait dans un truc de merde. Mais contre toute attente, les rennes de l’histoire sont repris et ça repart de plus belle ! La conclusion est… bah elle est bien foutue ! La révélation finale est assez inattendue et comme le dessin s’affine de volumes en volumes, ça commence vraiment à être joli. Nous sommes dans le volume 9 et bah c’est juste très bon : drôle, frais, léger. Certes pas super original, mais on est dans un manga hein ! 70% des situations sont des resucées d’un manga à l’autre.

Que devons nous en conclure ? Et bien que le mangaka, Akihisha Ikeda, est un débutant. Et qu’il progresse. C’est con, mais ici ça se ressent. Ses erreurs de perspectives assez ridicules au début s’estompent, son fanservice (qui n’était pas non plus du Akamatsu) se fait plus discret pour faire des gags plus originaux, travailler plus ses personnages et son intrigue et tout et tout. La narration s’allège et devient beaucoup plus efficace qu’au début. Et c’est p’tet pour ça que j’ai fini par m’attacher à ce manga. C’était sans prétention et ça prend de l’assurance petit à petit. Au moment ou on croit qu’il s’est complètement vautré, il arrive à nous surprendre et à relancer l’intérêt de notre lecture. Et ça je dis chapeau, parce qu’en général c’est l’inverse. Inexpérimenté certes, mais avec quand même des idées et une dose de talent. En fait il a pris le truc à l’envers si l’on peut dire. Au lieu de partir dans une histoire hyper tarabiscoté qu’il aurait pas compris lui-même, avec un effet mille-feuille ( et que je rajoute des persos et des rebondissements qui étaient pas prévus au programme et que tu le sens bien ! Hein tu le sens là !) Et qu’on aurait fini par lâcher. Il a commencé simplement et plus il s’améliore, plus son manga gagne en épaisseur. Et ça j’avoue… j’adore y assister.

Alors oui je le clame haut et fort : j’aime beaucoup Rosario + Vampire maintenant. De la à vous le conseiller…… ben d’abord je les payes pas. Et j’aurai sûrement pas tenu jusqu’au volume 6 avant d’abandonner. Parce qu’au début c’était franchement HAHAHAHA nul! Mais vous l’aviez compris non ? Ensuite il y a un côté affectif, complètement irrationnel qui joue de la sensibilité de chacun et de ce qu’on recherche dans la lecture. Car au final, Rosario + Vampire serait juste un bon manga. Voir sympa sans plus pour d’autres. Moi ce qui me fascine c’est de voir à quel point un truc qui partait du niveau zéro (façon Ichigo 100% voyez ?) a réussi à se redresser et à nous surprendre. Mais je pense que la globalité d’entre vous n’en aura strictement rien à secouer. Ou alors, je suis complètement embrouillé et c’est le shonen le plus fun depuis longtemps mais je m’en rend plus trop compte. Moralité : J’en sais fichtre rien ! Si vous l’achetez ce sera en votre âme et conscience !

Et donc ! Je voudrais maintenant parler de l’adaptation Anime ! Vu que je sens que la majorité des gens vont se dire « Oh bah j’ai que regarder l’anime avant pour me faire un avis ! Voir si ça vaut le coup ! Gyeuheuheu ! »…. Ah bandes de naïfs, le monde n’est pas si simple. Vous croyez que le soleil brille juste pour faire scintiller vos yeux ? Certaine règle ultra logique de la Japanime perdent parfois tout leurs sens face à la déraison humaine. Alors nous voici à la seconde partie de ce dossier trop la classe du Pin’s : l’adaptation Anime!


L'anime qui a tout expliqué à Miyazaki

Alors je dois le dire ! L’anime de Rosario + Vampire m’a surpris. Déjà rien que par son existence. Car quand j’ai appris que le titre allait être adapté j’ai succombé dans l’hilarité et je me suis dit que ça allait très être fun de regarder cette série qui s’annonçait aussi passionnante qu’un cendrier (la publication Française était encore peu avancée). Puis l’hilarité a cédé place à la perplexité. Car quand même, pour être adapté, faut avoir un tant soi peu de succès. Ce manga marche vraiment ? La vache ! La peur m’a alors envahi, la colère, la haine, la souffrance… Bref je me posais des questions quand même. Après lorsque je l’ai regardé, j’avais un œil plus tolérant, vu que je commençai à vraiment apprécier le bouzin. Mais un doute se mit à germer en moi : si ils adaptent le début… ça risque d’être nul nan ?

En soi cette Anime m’a laissé perplexe et n’a cessé de me surprendre d’épisodes en épisodes. Pas tant au niveau du scénar (qui suit le manga, qui lui n’est pas un modèle d’originalité quand même), mais par tous ces petits détails qu’on peut voir à droite à gauche. Un œil non-initié ne le remarquerait pas. Mais cette série est bourrée de références et de petites choses qui sont la pour compenser la faiblesse originale de l’intrigue. Rosario + Vampire, une série pour l’élite ? Totally (enfin je pousse peut-être un peu) !!!

Déjà au niveau de l’histoire, si elle reprend la trame des premiers volumes, il y a un sacré dégraissage qui a été fait. Toutes les maladresses de mise en scène qui plantait quelques effets ont été retirées. Du coup, on se retrouve avec des histoire complètement cucul, mais rehaussé par leurs mise en scène. C’est pas génial, mais je peux pas dire que je me sois ennuyé à quelconque passage. Et ça fait un drôle d’effet de rigoler bêtement devant un gag qu’on avait méchamment critiqué lors de sa lecture en format papier. Ajoutez à ça une conclusion différente à certaines intrigues (qui donne même une profondeur supplémentaire, presque Hitchcockienne à un moment) plus une conclusion franchement bien nerveuse et qui a la classe... Bah ça ne peut que donner de bons espoirs pour la seconde saison qui devrait roxxer du Poney! Mais rien que la, ces 13 épisodes tiennent leurs promesses. Pour une fois que l’histoire est raccourcie au lieu d’être rallongée… Ca fait presque étrange nan ?

Enfin l’histoire vous avez compris, ça ne change pas non plus du tout au tout. Donc on peut quand même trouver ça un peu aux fraises. D’ailleurs je me demande ce que ça donne de regarder sans avoir lu le manga. Moi j’étais blindé et je m’attendais au pire, donc j’ai été agréablement surpris. Pas sur qu’un spectateur lambda le soit. Par contre, il y tous les à cotés, qui font que si vous avez vu quelques animes bien à l’ancienne comme on les aimait, alors cette série devient franchement attachante. Les références pour vieux briscard pullulent, comme ce match de foot ou Tsukune porte un maillot de la Newteam (Qui est le maillot d’Olive et Tom pour les incultes), ou encore quand notre équipe de journaliste court au loin comme si ils faisaient du surplace (façon Saint Seiya). Ils ont même ajoutés un côté Magical girl complètement absent du manga. Maintenant quand Moka se transforme en vampire, il y a une petite chorégraphie, qui sera insatiablement la même, sur fond de grosse voix qui nous explique kesskispass et ce toutes les semaines. C’est débile, voir inutile, mais c’est quand même bien fun. Et histoire de pousser le clin d’œil à son paroxysme, une chauve-souris nous annonce combien de temps aura duré le combat de la semaine (qui sont comme toute magical girl : courts et sans suspens). Bref le sarcasme et le second degré sont légion, sur fond de musique…. Hahaha

La musique… ouaip ! Ca mérite bien qu’on en fasse un petit paragraphe. Parce qu’elles sont franchement… a l’ancienne ! Je parle pas du générique d’intro totalement insipide. Je parle de la bande originale, tantôt vieux Walt Disney pour les côtés un peu mystiques, tantôt psychédéliques. Les thèmes résonnent comme des vieux trucs, mais de façon agréable. La petite musique avec des chœurs et nous rappelle tout de suite Hyoga (Saint Seiya) nageant dans l’eau glaciale pour déposer une rose sur le corps de sa pauvre maman. Ces sons résonnent nostalgiquement à l’oreille, sans jamais sombrer dans le plagiat. C’est juste que ça se fait plus comme ça et que ça fait bizarre d’entendre de nouveau ce genre de sonorités (le jingle pub est à ce titre tout juste énorme). Ajoutez à ça au moins trois ou quatre chansons. Et ouais ! Il y a des passages chantés dans Rosario + Vampire ! Comme à l’ancienne ! Bon en soi, ces passages m’ont gonflés, mais c’est parce que je n’ai jamais été bon client de ce genre de truc. N’empêche ça faisait longtemps que j’avais pas vu ça !

Maintenant, venons en à un point bien étrange, voir déroutant, voir inexplicable qu’on ne se l’explique pas. Même dans les milieux ou ça s’explique ! Je veux bien sur, parler du Fan Service. Bah étonnamment, y’en a pas tant que ça dans le manga. C’est même carrément absent de certains volumes. Alors qu’on est quand même dans un schéma propice : un mec/ pleins de nanas sexy qui lui colle autours. Mais non… le manga n’en a jamais abusé et plus ça avance, moins il y en aurait, c’est vous dire si l’auteur prend la grosse tête. Et bien dans la série, on est inondé. En clair, on subit le même syndrome que « He is my Master » (dont je vous reparlerai) : les frottages de nénés et autre plans sous les jupes sont légions dans cette adaptation, sans forcément qu’on comprenne pourquoi. Est-ce pour boucher une carence dans le scénario ? C’est une bien bonne question. Pourtant on va pas faire les surpris ! J’étais moi-même à l’époque, étonné qu’il n’y en ai pas plus que ça dans le manga (quand j’ai vu la couv’ la première fois, que j’ai cru que c’était un truc hentai). Alors au final c’est plutôt un retour à la normal. Et même si je ne vais pas nier que je n’ai rien contre cet aspect, je n’ai jamais trop apprécié quand ça plonge dans la gratuité un peu lourdingue. Et bien la c’est quand même le cas au début, faut bien l’avouer.

Et donc la je me retrouve un peu dans la même situation pour conclure : si vous êtes insensibles au côté rétro, au plaisir de la référence et si vous aimez pas les Animes sans prétention… bah vous êtes mal barrés (si vous vous retrouvez dans cette description, je me demande : vous avez tout lu ? Vous n’êtes pas un peu neuneu?) Et si vous n’avez pas lu le manga, vous ne verrez pas le boulot scénaristique effectué pour rendre distrayante des situations qui étaient tout simplement pathétiques à l’origine. Donc oui ! Ca doit être un peu élitiste Rosario + Vampire pour être apprécié. Oh, pas élitiste comme un Lucky Star, mais sans référence ni nostalgie, vous risquez de tirer la tronche quand même. Enfin je suppose... Moi j’ai adoré, mais moi je suis devenu fou (pour faire une chronique de cette taille sur un tel titre, je dois être alcoolique ou décérébré), donc mon avis vaut ce qu’il vaut. D’ailleurs n’est-ce pas un peu disproportionné un tel dossier ? A priori oui, mais vu tout le bon mal que j’ai dit de ce titre, ce n’est qu’un juste rééquilibrage je pense. En tout cas, moi j’ai fini par être conquis et puis c’est plus marrant de défendre un petit titre sans prétention qu’un classique (« Miyazaki il est trop puissant ! ») sur lequel on a déjà tout dit. Rosario + Vampire n’est pas le meilleur manga actuel, ni le meilleur manga tout court et dans 100 ans l’auteur ne sera pas considéré comme un précurseur d’un genre, mais c’est terriblement attachant. Quant à l’anime elle ne fera pas date, c’est juste un gros trip à l’ancienne un peu sexy et plutôt rigolo et c’est bien suffisant. Tout ça est finalement très cohérent. Rosario + Vampire… Just Cool Baby.

Kappu Chuuuuuuuuuuuu !!!

NB : Sinon au passage… rien à voir mais presque : lors du générique de fin. Je sais pas qui a traduit cette série, mais des fois ils doivent le faire sous acide, ou alors ils sont juste pas bons (ou alors c’est des Argentins). Car la première phrase de la chanson est traduite par : « Un sapin enneigé embrase le ciel ». Je ne parle pas Japonais et je prétend pas pouvoir traduire quoique ce soit parce que j’ai vu trois Animes. Mais j’ai quand même un peu de bon sens je crois. Un sapin je vois ce que c’est. Qu’il soit enneigé aussi, jusque la je visualise. Mais alors qu’il embrase le ciel…. Nan mais sérieusement…. Qu’est ce que c’est que cette connerie ? Je veux bien croire que les paroles de chansons J-pop sont assez tartes, mais là, ça veut juste rien dire. C’est débile ! Merde ! Bite ! Tétons (c’est pour Google ça) ! D’autant qu’avec une autre team, c’était traduit par un feu d’argent. Qui veut pas dire grand-chose non plus je le concède, mais un poil plus quand même. Enfin c’est un tantinet plus Français. Un sapin enneigé…. J’vous jure des fois …

Chevalier Shakka