Je pense qu'en tant que gamers on sera tous d'accord pour dire que le traitement télévisé de GTA IV est lamentable et surtout l'occasion de sortir l'artillerie de préjugés. La prestation de Davy Mourier au Grand Journal nous ayant d'ailleurs plus enfoncé qu'autre chose en passant pour l'idiot de service et en ne réagissant pas face à la vidéo fake, diffusé pour la blague bien sûr, de l'allemand qui s'énerve . Seul le psy (oui à la télé, on invite TOUJOURS un psy pour parler jeu vidéo) a eu un message réellement positif. Certains joueurs pourront se sentir « révoltés » par ce genre de traitement mais la seule initiative de «protestation »concrète a été l'appel au spam sur un sondage sur le site de LCI.fr et à une lettre nettement plus intéressante adressé au Grand Journal , lancés par Julien Chièze de Gameblog.fr. On peut trouver ça simpliste, voir ça comme une bouteille à la mer mais là où le bat blesse c'est qu'en dehors des initiatives de ce fondateur de Gameblog, il n'y a eu aucune autre réponse visible autre que quelques habituelles beuglantes sur des forums spécialisés.

Serait ce que la situation se soit améliorée ? C'est un peu vrai … car désormais, excepté les télés, même les associations ou les représentants politiques les plus réactionnaires en appellent aux parents. Un consensus minimum semble enfin naître autour de principes simples : GTA IV n'est pas pour les enfants. Les parents doivent faire attention. Si désormais ces 2 phrases pouvaient être rappelées à chaque fois, on aura déjà franchi un grand pas. Car l'acceptation de ces 2 phrases permet d'ancrer dans l'esprit des gens qu'il existe différentes formes de jeux pour différents publics. Quelques XP d'intelligences dans un monde de brutes.

Reste donc certains médias incapables de changer de disque. Entre bénis Wii-Wii faisant des articles à la limite du publi reportage sur Wiifit, ou en balançant le marronnier de la violence des jeux vidéos dès qu'un cas à succès sort. Quelle réponse adopter ? Faut il s'en foutre ? Je n'en ai franchement aucune idée.