Pour ce premier billet de l'année, je voulais faire dans l'espoir. Comme l'année dernière, conclure ce billet en vous disant que l'œuvre dont je vous parle sent le chef d'œuvre et s'apercevoir en fin d'année que c'était bien le cas. Pourtant là je vais vous parler d'un bouquin. Un cadeau de Noël de ma mère et probablement LE cadeau qu'il fallait. Je profite d'ailleurs de cette nouvelle année pour dire à quel point en matière de cadeaux (mais pas qu'en cela), mes parents sont des êtres formidables. Généralement ils savent trouver chaque année LE cadeau qu'il faut. Cette année c'est donc le dernier Amélie Nothomb : Ni d'Eve Ni d'Adam.

J'adore les livres d'Amélie Nothomb. A chaque fois que j'en termine un c'est un délicieux tourbillon de sentiments complexe mélé à un certain mal être pas forcément désagréable. Antechrista m'avait empêché de dormir, Stupeurs et tremblements m'avait interloqué , avec ce ni d'Eve ni d'Adam on passe dans le royaume de l'indicible où je dois avouer que j'aime partager avec l'auteur ce goût pour les raisonnements complexe face aux questions simples. Ni d'Eve ni d'Adam se passe avant Stupeurs et tremblements dans la vie d'Amélie. Au Japon donc, où Nothomb raconte qu'Amélie rencontre Rinri, japonais pas plus étrange que ce dont on peut se faire l'image d'un japonais.

Usant de son ironie discrète (et donc forcément plus jouissive) , Nothomb nous conte ce drôle de couple sans que jamais l'innocente banalité des évènements ne nous endorme. Car Nothomb sait cajoler son lecteur. Jamais à l'écart, celui ci vit le couple au travers de ses privates jokes, de ses habitudes et de ces grands écarts mais toujours du point de vue d'Amélie. Nothomb ne connait de Rinri que ce qu'Amélie ne voit, ne ressent.

Au final, difficile de donner un point de vue sur ce livre tant il dépend de la relation que vous aurez à sa lecteur avec le récit. Sur l'échelle du Nothomb, il est presque un des meilleurs.