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Le Web 2.0 une nouvelle fois condamné

Aujourd'hui un juge français a condamné le site Fuzz.fr à verser 1000 euros à l'acteur has been Olivier Martinez (Qui c'est ?) pour avoir publié un lien menant vers un blog qui parlait de la supposé liaison de notre has been avec Kylie Minogue. Problème, Fuzz est un agrégateur, un pur produit du Web 2.0 dont le contenu est fait par les utilisateurs. En condamnant Fuzz.fr et en refusant de reconnaitre qu'un agrégateur n'est pas responsable du contenu publié par ses visiteurs, le juge crée un dangereux précédent. Car si on extrapole sa décision, si Google pointait vers un site diffamatoire envers n'importe quel people, les « victimes » seraient toutes susceptibles d'attaquer le moteur de recherche qui fatalement ne peut vérifier le contenu des milliards de pages qu'il indexe. C'est aussi une décision qui remet en cause un des principes du Web 2.0, bref c'est la merde.

D'autant que la situation a de quoi légitimement faire perdre ses nerfs au fondateur de Fuzz : Eric Dupin. Non seulement Martinez ne s'est pas même pas cassé le cul à lui envoyer un message demandant de retirer le lien (ce qui est l'usage pour les sites de Web 2.0, c'est ainsi que fonctionne notamment Youtube et Dailymotion.) mais en plus il s'attaque directement au principe même des liens hypertextes. Béret d'âne sur l'abruti, d'après l'AFP cité par 20 Minutes la rumeur attaquée… serait fondée puisque le mariage aurait bien lieu. Alors quoi ? Olivier aurait il besoin d'argent pour attaquer ainsi plein de sites à la fois ?

Le plus désolant dans tout ça est la décision en elle-même qui va dans le sens contraire de la dernière loi votée en date. La LCEN (loi de confiance en l'économie numérique). Le juge a refusé d'appliquer la protection intelligente des hébergeurs que la loi avait, dans la douleur, instaurée au profit d'une application bornée et aveugle de l'atteinte à la vie privée. J'ai beau essayer de comprendre, je n'arrive pas à saisir quel a été le raisonnement du juge si on exclut la fainéantise.

On se doit d'espérer que même si cela est dangereux et coûteux, Eric Dupin fera appel de la décision. On se doit d'espérer que les quelques députés conscient du problème (espèce aussi rare que le sénateur jeune) se bougeront pour faire respecter l'esprit de l'article 6 de la LCEN. Car, au-delà des formules choc lu aujourd'hui (« jour noir », « mort du Web 2.0 »), il est indéniable que c'est une très mauvaise journée pour Internet et l'intelligence en général.

En même temps qu'Olivennes, Deezer craque.


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La licence globale revient d'outre tombe...

Souvenez vous, elle avait été mise sur le devant de la scène avec l'adoption surprise d'un amendement PS au beau milieu d'une séance de nuit à l'Assemblée Nationale. Quelques heures plus tard, elle était devenu l'ennemi juré de la profession ! La Sacem mettait alors en ligne une pétition pour demander le retrait de l'amendement dénoncant alors "un amendement assimilant tout téléchargement d'œuvres culturelles à de la copie privée ouvrant ainsi la voie à une rémunération forfaitaire (dite "Licence Globale") pour les créateurs et tous ceux qui font vivre la création.".

Pire , toujours selon la pétition :

" Cette disposition serait :

- injuste pour les créateurs dans la mesure où leur rémunération deviendrait dérisoire,

- inéquitable dans la répartition des revenus parce que fondée uniquement sur des sondages écartant les auteurs et les artistes peu exposés,

- catastrophique pour le financement de la création et des nouveaux talents puisqu'elle entrainerait la disparition des sites légaux,

- mortelle pour la diversité et le renouvèlement des œuvres musicales françaises. "

Ironie de l'histoire ? Moins de 2 ans plus tard, Universal en partenariat avec Neuf/Cegetel propose au téléchargement la location sous DRM son catalogue en contrepartie de son abonnement. Orange et Alice s'annonce prêt en réaction à proposer le même genre de service. Une licence globale pas tout à fait globale donc mais tout de même bien présente. Pas sûr que tous les artistes apprécient... pour ma part, je vous conseille de fuir les DRM comme la peste, ce genre de bidule n'amène que des emmerdes.

Cette fois, j'eus préféré avoir tort

Il y a desfois où on aimerait vraiment s'être trompé. Le 17 novembre dernier, je prédisais l'arrivée d'une version Flash qui comporterait un DRM pour pouvoir mieux contrôler les usages faits des vidéos FLV (utilisées pour Dailymotion et Youtube) . Eh bien , Ratiatum dans une news nous annonce à peu prêt la même chose.

Reste une question, si les vidéos de Youtube/DM deviennent non téléchargeables, d'autres services prendront ils leur place ?

Taxe "culturelle"

Les périodes d'élections sont le temps des retournements de veste. Les internautes n'échappent pas à la règle. Souvenons nous de ce qui se disait sur la toile au moment où le sinistre RDDV faisait adopter sa DADVSI aujourd'hui obsolète. A ce moment là, on hésitait pas à dire que l'exception pour copie privée était bien morte alors que les industriels et RDDV alliés disaient qu'au contraire la loi la protégeait. Bref la copie privée est comme une jolie fille attaquée dont chacun cherche à être le chevalier servants.

Toutefois, ce sont bel et bien 2 idées différentes qui sont défendues. D'un côté le citoyen lambda qui veut simplement pouvoir copier sa musique achetée et de l'autre les producteurs qui veulent garder les recettes de la taxe pour copie privée tout en mettant en avant le service rendu par cette taxe à la culture. Le problème est que les 2 parties ont raison et tort à la fois.

Oui le fait de pouvoir copier sa musique sur son Pc ou son baladeur est normal mais cette thèse est surtout défendue car elle permet d'alimenter les increvables réseaux P2P.

Oui la taxe permet le financement de la culture mais l'industrie culturelle fait fausse route en s'attaquant aux DD et en se basant sur une politique presque sarkozyste de répression de ses propres clients.

Face à Internet, il est évident que la protection ne gagnera jamais sur le hacking. (Are you listening Mr Pascal Nègre ?) . Reste donc à inventer une nouvelle taxe "culturelle" pas forcément reversé à un organisme privée d'ailleurs mais à conserver la protection de la copie privée pour le consommateur. Ouais je sais, je suis un grand rêveur.

La SACEM va t'elle devoir interdire Google ?

Au vu de ce que propose ce site, il se pourrait que la SACEM, toujours prête à vider la mer à la petite cuillère, en soit dans l'obligation.

Car après le P2P et Radio Blog Club (qui est de retour) , voici le G2P à savoir la recherche de mp3 via google. Le principe du site est simple , tapez le nom de la chanson ou de l'artiste et grâce aux commandes de Google, ce dernier vous donnera accès aux sites perso qui ont uploadés ce que vous cherchiez. G2P propose également un proxy qui vous permet de voir ce que le proxy de votre école/fac/bureau vous empêche normalement de base. A vous les joies de 4chan au boulot !

Et ce n'est pas fini puisque G2P annonce bientôt la recherche de software et de password/crack pour le futur.

Quand à ceux qui veulent le faire à la main , voici deux exemples de requête avec The Cure :

intitle:index.of "mp3" +"The Cure" -htm -html -php -asp "Last Modified"

inurl:(http://www.nemotaku.info/spacer.gif) intitle:”index of” +”last modified” +”parent directory” +description +size +(http://www.nemotaku.info/spacer.gif) "The Cure"

Dans la famille "universelle connerie", je demande "La commission d'Albis"

Si l'on en croit ZDnet.fr :

La commission d'Albis, qui fixe la redevance pour copie privée à appliquer aux supports numériques, validera d'ici 2 à 3 mois la taxation des disques durs externes destinés au grand public

Seule exception à la règle les DD dits "professionnel". Le pretexte ? Ben les droits d'auteurs bien sûr :niais:

Franchement moi je dis bravo ! Dans le domaine de l'universelle connerie, la France fait définitivement très fort. Car si cela s'avère vrai si je veux stocker mes programmes sur une nouvelle clé USB, je devrais payer une taxe à la SACEM. Bieeeeeeeen , très logique de me taxer sur une action que je ne fais pas ! D'autant qu'avec la DADVSI qui autorise la restriction de la copie privée via DRM, on nage dans le délire le plus total !

Et dire que c'est un "Conseiller-maître à la Cour des comptes" qui a pensé à ça ! La prochaine étape c'est quoi ? Taxer les disquettes parce qu'on peut copier des parties de films dessus ? Faites vos jeux !

De Radio Blog Club au mp3, le code change, l'astuce reste !

Il y a quelques temps, j'avais fourni sur ce blog une astuce illégale mais plus rapide que le P2P pour obtenir un bon nombre de musiques au format mp3. Ca se passait sur Radio Blog Club et l'astuce était toute simple puisque l'adresse des fichiers était disponible par une simple recherche dans le code source.

Cependant, ce week end je me suis aperçu que RBC avait changé de méthode et que l'astuce ne fonctionnait plus. Après des recherches, qui ont duré ôla au moins 5 minutes, j'ai trouvé comment retrouver à nouveau les fichiers musicaux.

  1. Allez sur la page d'un utilisateur (l'adresse est de type : http://www.radioblogclub.com/open/ suivi d'un nombre à plusieurs chiffres).
  2. Une fois sur cette page, ouvrez son code source (Ctrl-U sous Mozilla) et recherchez l'expression "javascript:openRadio". Vous trouverez juste à côté une adresse web se terminant par "/radio.blog/" ou quelque chose dans le genre.
  3. Copiez-Collez cette adresse suivi de "/sounds/" dans un nouvel onglet. (Ex : http://blabla.com/radio.blog/sounds/).
  4. Si vous avez de la chance, la liste des fichiers musicaux apparaîtra. Si vous tombez sur un message d'erreur, il vous faudra alors ajouter à l'adresse le nom du fichier suivi d'un ".rbs". Ex : Si vous voulez le morceau nommé "Juanes - La camisa negra" sur RBC, l'adresse complète est : http://blabla.com/radio.blog/sounds/Juanes - La camisa negra.rbs
  5. Une fois le fichier récupéré, il ne vous reste plus qu'à le renommer en mp3.

Cette méthode est bien entendu strictement illégale.

Mieux que le P2P, Radio Blog Club

Il paraît que les grandes entreprises du disque luttent contre les téléchargements/ mise à disposition illégaux de musique sur Internet. Il paraît qu'elles auraient pour cela des moyens de plus en plus puissants. Il paraît même qu'on aurait voter une loi dans des conditions douteuses pour les aider dans leur lutte. Il parait....

Et pourtant Radio Blog Club est toujours debout. Pour ceux qui ne connaissent pas Radio Blog Club, il s'agit d'un site assez simple qui permet d'écouter les musiques mises en ligne par les internautes. Une sorte de Youtube pour la musique. La présentation est assez simple puisque il s'agit d'un simple moteur de recherche permettant d'accéder aux contenus. Ainsi Radio Blog Club permet d'avoir accès à énormément de musique dont beaucoup sont évidemment mis en ligne de façon illégal. Mieux que le P2P, une simple fouille du code de la page permet de retrouver l'adresse des fichiers musicaux et un simple renommage des fichiers ".rbs" en ".mp3" permet d'obtenir les fichiers dans un format lisible quasiment partout.

Est ce parce qu'il ne fournit que le moyen d'écoute (les fichiers sont mis en ligne par les utilisateurs sur une adresse personnelle) que RBC échappe aux procès ? Peut être bien, peut être ont ils trouvé un accord vu que chaque page possède un lien Amazon pour acheter le CD ! Peu importe en fait la raison, RBC est toujours en ligne et devient ainsi plus rapique que le P2P dans la transmission illégale de fichiers sans toutefois en égaler l'offre : on télécharge fichier par fichier et il y a toujours le risque des liens morts.

Pendant ce temps l'industrie musicale songe au prochain DRM à infliger à ses clients ....

Dénonciation

"Notre intention n'est ni de verrouiller ni de cadenasser mais de permettre au consommateur de jouir de sa liberté sur Internet"

"Tous ceux qui auront la lucidité de soutenir ce projet doivent être fiers de la sécurité juridique qu'il instaure"

Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture, le 20 décembre 2005 à l'Assemblée nationale

C'est par cette citation que l'association Stop DRM commence son communiqué de presse au sujet de sa dernière action. Petit rappel, Stop DRM est une association né au moment du débat sur la loi DADVSI qui a pour but de mener des actions pour dénoncer l'utilisation des DRM par l'industrie culturelle. Ils ont déja organisé plusieurs manifestations. Leur dernier action en date a pour but de tester la fameuse loi DADVSI dans les faits. Des membres de l'association sont donc allés se dénoncer à la police pour des délits tel que le craquage d'un DRM ou la mise en ligne d'un site expliquant comment craquer un DRM et mettant les outils à dispositions pour cela.

Outre le courage de ces volontaires, j'admire l'efficacite de la méthode employée qui est à la fois pacifique et citoyenne. Comme quoi pour dénoncer un problème, il faut parfois savoir se dénoncer soi même. :)

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